Réponse directe : le coût de la REP Emballages Professionnels (EPRO) n'est pas un forfait, c'est un calcul au poids. Pour chaque matériau, on multiplie un tarif indicatif en euros par tonne par le tonnage d'emballages que vous mettez sur le marché, puis on ajuste avec l'éco-modulation (bonus matière recyclée, réemploi, allègement, recyclabilité ; malus non recyclable). En clair : coût = (tarif matériau €/t × tonnage) ± éco-modulation.
Ce qui fait le prix, c'est donc la matière, pas le chiffre d'affaires. Un même poids d'emballage peut coûter plusieurs fois plus cher en plastique qu'en carton : sur le périmètre en vigueur (barème Citeo Pro), le plastique tourne autour de ~218 €/tonne quand le papier-carton est vers ~35 €/tonne et le bois vers ~9 €/tonne — soit un écart de l'ordre de 1 à 15 entre les extrêmes. Ces chiffres sont indicatifs : le barème définitif de la filière EPRO n'est pas publié, toute estimation est donc non garantie.
Estimer mon coût en 2 minutes →Les éco-organismes communiquent rarement un tableau de prix simple. Voici, à titre de repère chiffré, les ordres de grandeur observés sur le périmètre emballages en vigueur (barème Citeo Pro). Ils donnent la hiérarchie de coût entre matériaux, que la filière EPRO reprendra dans sa logique, sans préjuger des montants définitifs.
| Matériau | Tarif indicatif (€/tonne) | Position de coût |
|---|---|---|
| Plastique | ~218 €/t | Le plus cher, de loin |
| Papier-carton | ~35 €/t | Nettement en dessous du plastique |
| Acier | ~8 €/t | Bas — au même niveau que l'aluminium |
| Aluminium | ~8 €/t | Bas — au même niveau que l'acier |
| Bois | ~9 €/t | Bas, juste au-dessus des métaux |
La lecture est simple : à poids égal, le plastique est le matériau qui pèse le plus lourd dans la facture, loin devant le carton, le bois ou l'aluminium. C'est pourquoi le levier n°1 pour agir sur le coût est presque toujours le plastique.
Les trois cas ci-dessous sont hypothétiques et purement illustratifs : des tonnages inventés multipliés par les tarifs indicatifs ci-dessus, pour montrer la mécanique du calcul. Ce ne sont pas des montants dus, et les résultats sont estimés, non garantis. Les optimisations ci-dessous ne retiennent que ce qui est tarifé en 2026 : la réduction du tonnage et le réemploi. Les primes matière recyclée, la recyclabilité et la réduction à la source sont annoncées pour 2027 — nous ne les chiffrons pas.
Hypothèse : 8 t de carton (boîtes, calage) et 1,5 t de plastique (film, pochettes, coussins d'air) mis sur le marché sur l'année.
Version optimisée : en remplaçant le film et les coussins plastique par du calage carton/papier (le plastique tombe à 0,3 t), l'estimation descend vers ~400 €/an — soit près de 40 % d'écart sur cet exemple indicatif.
Hypothèse : 2 t de carton (boîtes, barquettes cartonnées), 1 t de plastique (barquettes, couvercles, films) et 0,3 t d'aluminium (barquettes) sur l'année.
Version optimisée : en basculant la moitié du plastique vers des barquettes cartonnées recyclables (plastique à 0,5 t), l'estimation passe vers ~200 €/an. Ici encore, c'est le plastique qui concentre l'essentiel du coût malgré son faible poids.
Hypothèse : 60 t de carton (caisses, suremballage), 20 t de plastique (films, barquettes, opercules) et 15 t de bois (palettes) sur l'année.
Version optimisée : réduction du plastique via allègement des films (plastique ramené à 14 t) et palettes bois passées en réemploi (bonus −50 % sur leur part, seul levier tarifé en 2026). L'estimation descend vers ~5 200 €/an, soit environ 1 900 € d'écart annuel sur cet exemple indicatif. À cette échelle, chaque tonne de plastique évitée pèse fortement.
À tonnage identique, deux entreprises peuvent avoir des estimations très différentes. Les leviers qui font baisser le coût (bonus d'éco-modulation) :
Les facteurs qui font monter le coût (malus, ou surcoût « par défaut ») :
Non : l'éco-contribution n'est ni un impôt ni une taxe. C'est une charge d'exploitation déductible, versée à un éco-organisme agréé en contrepartie de la gestion de la fin de vie des emballages. Elle est soumise à TVA et refacturable à vos clients.
Comme il s'agit d'une charge déductible, son effet net dépend de votre imposition sur les sociétés (IS) : une part de la dépense est neutralisée par la baisse d'impôt, mais le montant décaissé reste réel. La logique inverse vaut pour les économies : une réduction de contribution diminue une charge déductible, donc son gain net dépend aussi de votre taux d'IS.
Le plus simple est de renseigner vos matériaux et vos tonnages dans le simulateur : il applique le barème indicatif par matériau, simule l'éco-modulation et affiche, pour chaque levier d'éco-conception, une réduction estimée (non garantie). Comme la filière est fixée au 1er janvier 2027, c'est un outil de préparation, pas une déclaration officielle — et il ne fournit aucun montant dû personnalisé.
Simuler mon coût REP·Pro →Il n'y a pas de prix fixe : l'éco-contribution des emballages se calcule au poids et par matériau (tarif indicatif en €/tonne × tonnage mis sur le marché), puis modulée (bonus/malus). Ordre de grandeur pour une PME : de quelques centaines à quelques milliers d'euros par an, selon le tonnage et la part de plastique. Chiffres indicatifs — mise en œuvre 1er janvier 2027. Pour une estimation propre à vos emballages, calculez-la en 2 minutes avec le simulateur.
Il n'y a pas de forfait : le coût se calcule au poids, matériau par matériau (tarif indicatif €/tonne × tonnage), puis ajusté par l'éco-modulation. Selon vos volumes, l'estimation peut aller de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros par an. Ce sont des estimations sur barème indicatif, non garanties, sans montant dû personnalisé.
Parce que son tarif au poids est bien plus élevé : sur le périmètre en vigueur, le plastique est vers ~218 €/tonne contre ~35 €/tonne pour le papier-carton et ~9 €/tonne pour le bois. À poids égal, le plastique peut donc coûter plusieurs fois plus. Ces chiffres sont indicatifs, le barème définitif n'étant pas publié.
Par l'éco-modulation : intégrer de la matière recyclée, passer au réemploi (bonus jusqu'à -50 %), alléger les emballages, améliorer la recyclabilité et bien classer chaque matériau. Réduire la part de plastique est souvent le levier le plus efficace. Toute économie affichée est estimée et non garantie.
Non. Tous les montants sont indicatifs et les exemples sont hypothétiques. Le barème définitif de la filière EPRO n'est pas publié et sa mise en œuvre est fixée au 1er janvier 2027. Nous ne fournissons aucun montant dû personnalisé.
Elle s'enregistre comme une charge d'exploitation déductible et n'est pas un impôt ; elle est soumise à TVA et refacturable. L'effet net dépend de votre imposition (IS). Ceci n'est ni un conseil fiscal ni un conseil juridique : pour votre cas précis, consultez votre expert-comptable.
La mise en œuvre de la filière EPRO a été fixée au 1er janvier 2027. Le barème définitif prévaudra à sa publication ; nous actualisons les estimations dès que le calendrier officiel est connu.
Pour gérer l'estimation, l'optimisation et la préparation de la déclaration dans un seul outil, voir le logiciel de conformité REP emballages.